Droit des sociétés

L’apport en nature en droit OHADA

Un apport en nature en droit OHADA est un apport en biens corporels ou incorporels, tels que des immeubles, des machines, des brevets, des marques, etc. Lors de la création d’une société, les associés doivent faire évaluer les apports en nature par un commissaire aux apports afin de déterminer leur valeur réelle sur le marché. La valeur de chaque apport en nature doit être mentionnée dans les statuts de la société. Les associés qui réalisent des apports en nature doivent garantir la réalité et la valeur de ces apports. En cas d’erreur d’évaluation initiale, il est possible de réévaluer un apport en nature en faisant appel à un commissaire aux apports. La réévaluation doit être effectuée avec prudence et doit respecter les règles de valorisation des apports en nature en vigueur en droit OHADA. Les conséquences d’une évaluation erronée d’un apport en nature peuvent être importantes pour les associés et pour la société. Il est donc important de respecter les règles en vigueur et de faire appel à un commissaire aux apports pour évaluer les apports en nature.

1. Quelle est la différence entre l’apport en industrie et les autres types d’apports en droit OHADA ?

Voici les différences entre l’apport en industrie et les autres types d’apports en droit OHADA :Apport en numéraire :

  • L’apport en numéraire consiste en la mise à disposition de la société d’une somme d’argent.
  • L’apport en numéraire est libéré en totalité dès la constitution de la société.
  • Les parts sociales sont attribuées en contrepartie de l’apport en numéraire.

Apport en nature :

  • L’apport en nature consiste en la mise à disposition de la société d’un bien autre que de l’argent (ex : un fonds de commerce, un ordinateur, des matériels et outillages dans le bâtiment, etc.).
  • L’apport en nature ne peut être libéré qu’en totalité.
  • Les parts sociales sont attribuées en contrepartie de l’apport en nature.

Apport en industrie :

L’apport en industrie se distingue des autres types d’apports en droit OHADA par le fait qu’il consiste en la mise à disposition par un associé de ses connaissances techniques, de son travail ou de ses services, qu’il ne donne pas lieu à la formation du capital social, et que les parts représentant des apports en industrie ne peuvent être cédées. Les sociétés autorisées à recourir aux apports en industrie sont les SNC, les SARL et les SAS. Les autres types d’apports sont l’apport en numéraire et l’apport en nature.

  • L’apport en industrie consiste en la mise à disposition par un associé de ses connaissances techniques, de son travail ou de ses services.
  • L’apport en industrie ne donne pas lieu à la formation du capital social.
  • Les parts sociales sont attribuées en contrepartie de l’apport en industrie et ouvrent droit au partage des bénéfices.
  • Les parts représentant des apports en industrie ne peuvent être cédées.
  • Les sociétés autorisées à recourir aux apports en industrie sont les SNC (société en nom collectif), les SARL (société à responsabilité limitée) et les SAS (société par actions simplifiée).

2. Quelles sont les formalités à accomplir pour réaliser un apport en nature en droit OHADA ?

Les formalités à accomplir pour réaliser un apport en nature en droit OHADA sont les suivantes :

  • Les apports en nature doivent être décrits dans les statuts de la société. À défaut, ils sont considérés comme inexistants1 2.
  • Les apports en nature doivent être évalués par un commissaire aux apports, sauf si leur valeur est inférieure à un certain seuil fixé par la loi2.
  • Les apports en nature doivent être libérés en totalité dès la constitution de la société2.
  • Les parts sociales sont attribuées en contrepartie de l’apport en nature2.
  • Les associés qui réalisent des apports en nature doivent garantir la réalité et la valeur de ces apports3.

Il est faut de noter que les formalités pour réaliser un apport en nature peuvent varier en fonction du type de société. Par exemple, en SAS et en SA, il est obligatoire d’indiquer dans les statuts l’identité des apporteurs en nature et l’évaluation de l’apport effectué par chacun d’eux1. En revanche, pour les SNC, les SARL et les SAS, les apports en nature doivent être décrits dans les statuts, mais il n’est pas obligatoire de faire appel à un commissaire aux apports2.

Pour réaliser un apport en nature en droit OHADA, il est nécessaire de décrire l’apport dans les statuts de la société, de faire évaluer l’apport par un commissaire aux apports si nécessaire, de libérer l’apport en totalité dès la constitution de la société, et de garantir la réalité et la valeur de l’apport. Les formalités peuvent varier en fonction du type de société.

3. Quelles sont les règles de valorisation des apports en nature en droit OHADA ?

En droit OHADA, les règles de valorisation des apports en nature sont les suivantes :

  • Les apports en nature doivent être évalués par un commissaire aux apports, sauf si leur valeur est inférieure à un certain seuil fixé par la loi1.
  • La valeur des apports en nature doit être déterminée en fonction de leur valeur réelle sur le marché2.
  • La valeur des apports en nature doit être mentionnée dans les statuts de la société3.
  • Les associés qui réalisent des apports en nature doivent garantir la réalité et la valeur de ces apports3.
  • Les apports en nature doivent être libérés en totalité dès la constitution de la société4.

Les apports en nature sont des biens ou des droits que les associés mettent à la disposition de la société lors de sa création ou d’une augmentation de capital. Ils doivent être évalués par un commissaire aux apports, sauf dans certains cas prévus par le droit OHADA. La valeur des apports en nature doit correspondre à leur valeur réelle sur le marché et doit être indiquée dans les statuts de la société. Les associés qui font des apports en nature sont responsables de la réalité et de la valeur de ces apports, et ils doivent les libérer intégralement au moment de la constitution de la société. Selon le type de société, il peut y avoir des règles spécifiques concernant l’identité des apporteurs en nature et l’évaluation de leurs apports.

4. Quelles sont les conséquences d’une évaluation erronée d’un apport en nature en droit OHADA ?

En droit OHADA, une évaluation erronée d’un apport en nature peut avoir des conséquences pour les associés et pour la société. Voici quelques conséquences possibles :

  • Les associés peuvent être tenus responsables pendant cinq ans de la surévaluation de l’apport en nature1.
  • Les associés peuvent être poursuivis pénalement pour avoir surévalué l’apport en nature1.
  • Une surévaluation de l’apport en nature peut entraîner une représentativité déséquilibrée entre les associés1.
  • La société peut être confrontée à des difficultés financières si elle a payé un prix trop élevé pour l’apport en nature1.

Il est donc important de faire évaluer les apports en nature par un commissaire aux apports et de garantir la réalité et la valeur de ces apports 234. Les associés doivent également mentionner la valeur de chaque apport en nature dans les statuts de la société15. Les règles de valorisation des apports en nature obéissent à des règles précises et doivent être respectées pour éviter toute conséquence négative pour les associés et pour la société6.

5. Comment peut-on réévaluer un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale en droit OHADA

Il est possible de réévaluer un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale. Voici quelques éléments clés :

  • La réévaluation d’un apport en nature peut être effectuée si la valeur réelle de l’apport est différente de la valeur initialement évaluée1.
  • La réévaluation peut être décidée par les associés lors d’une assemblée générale extraordinaire2.
  • La réévaluation doit être effectuée par un commissaire aux apports3.
  • La réévaluation doit être mentionnée dans les statuts de la société4.
  • La réévaluation peut entraîner une modification du capital social de la société5.

La réévaluation d’un apport en nature n’est pas une opération anodine en droit OHADA. Elle peut avoir des incidences importantes sur la situation des associés et de la société. C’est pourquoi il est conseillé de recourir à un commissaire aux apports pour réaliser la réévaluation et de respecter les principes de valorisation des apports en nature prévus par le droit OHADA.

Pour résumer, en droit OHADA, il existe une possibilité de réévaluer un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale. La réévaluation doit être faite par un commissaire aux apports et doit être indiquée dans les statuts de la société. La réévaluation peut modifier le capital social de la société. Il est conseillé de recourir à un commissaire aux apports pour réaliser la réévaluation et de respecter les principes de valorisation des apports en nature prévus par le droit OHADA.

6. Comment est effectuée la réévaluation d’un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale en droit OHADA

La réévaluation d’un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale en droit OHADA doit être effectuée avec prudence et en respectant les règles en vigueur. Voici les étapes à suivre pour réévaluer un apport en nature :

  • Les associés doivent décider de la réévaluation de l’apport en nature lors d’une assemblée générale extraordinaire1.
  • La réévaluation doit être effectuée par un commissaire aux apports2.
  • Le commissaire aux apports doit évaluer la valeur réelle de l’apport en nature sur le marché2.
  • La réévaluation doit être mentionnée dans les statuts de la société3.
  • La réévaluation peut entraîner une modification du capital social de la société4

La réévaluation d’un apport en nature est une opération délicate, qui peut avoir des impacts significatifs pour les associés et la société. Elle doit donc être faite avec l’aide d’un commissaire aux apports, qui contrôle la valeur réelle de l’apport sur le marché, selon les règles de valorisation du droit OHADA.

En cas d’erreur d’évaluation initiale, les associés doivent convoquer une assemblée générale extraordinaire pour décider de la réévaluation, la mentionner dans les statuts de la société, et respecter les règles du droit OHADA.

7. Quel est le rôle des Commissaires aux apports dans la réévaluation d’un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale en droit OHADA ?

Le rôle des commissaires aux apports dans la réévaluation d’un apport en nature en cas d’erreur d’évaluation initiale en droit OHADA est crucial. Voici les éléments clés :

  • Les commissaires aux apports ont pour mission de contrôler l’évaluation faite par les associés lors de la constitution de la société1.
  • Les commissaires aux apports doivent déterminer la valeur réelle de l’apport en nature sur le marché23.
  • Les commissaires aux apports doivent s’assurer de l’existence et de la nature des apports4.
  • Les commissaires aux apports doivent vérifier que l’associé est bien propriétaire du bien qu’il apporte4.
  • Les commissaires aux apports doivent être des experts-comptables inscrits à l’Ordre des Experts-Comptables (OEC)4.
  • Les associés peuvent réfuter l’évaluation établie par le commissaire aux apports, mais ils seront alors solidairement responsables à l’égard des tiers de la valeur qu’ils attribuent aux apports en nature pendant une durée de 5 ans3.

Le commissaire aux apports joue un rôle essentiel dans la correction d’une évaluation erronée d’un apport en nature en droit OHADA. Il doit estimer la valeur réelle de l’apport en nature sur le marché, contrôler l’existence et la nature des apports, s’assurer que l’apporteur est le véritable propriétaire du bien apporté, et être un expert-comptable inscrit à l’OEC. Les apporteurs peuvent contester l’évaluation faite par le commissaire aux apports, mais ils seront alors tenus solidairement responsables vis-à-vis des tiers de la valeur qu’ils donnent aux apports en nature pendant 5 ans.

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Toni Lokadi

Toni Lokadi

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Toni est responsable du contenu éditorial. L'objectif est de rendre accessible la connaissance et l'information juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité.

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